JAKMOUSSE +-
- Damien CACCIA Martin KAULEN François MAURIN Laura ROUZET
Visites des ateliers et du showroom permanent
LAURA ROUZET
À l’intersection de l’installation et de la performance, le travail de Laura Rouzet est marqué par l’expérience du corps, qu’elle perçoit comme un tissu connectif qui nous lie à l’autre. Carapaces, exosquelettes, membranes, objets fossiles… vestiges du vivant ou potentialités d’évolution, ses sculptures (argile, latex, métal…) possèdent des frontières poreuses où les milieux humains, végétal, animal, minéral et artificiel se confondent et se prolongent. À travers une recherche chorégraphique issue de la danse urbaine, le corps devient lieu de transition, capable de suggérer d’autres subjectivités. Faisant surgir l’étrange dans le familier, sa pratique artistique questionne notre rapport intime à ce qui nous entoure dans un futur spéculatif, possible ou rêvé. Plasticienne et danseuse, Laura a étudié à Genève à la HEAD ainsi qu’à Londres au Conservatoire de Danse Trinity Laban (MA pratique transdisciplinaire), elle vit actuellement aux Lilas et à son atelier au Houloc à la Courneuve. Au sein de la résidence Jakmousse Laura poursuivra un travail de corps en tension en développant son projet « Analogie Uncaniene ». Un projet qui s’intéresse aux mécanismes de défense et de survie observés dans la nature et qui mêlera recherche chorégraphique, composition sonore, narratif SF et sculptures, sous la forme d’une installation immersive et de performance dansée.
Photo Laura ROUZET
Marie Louise Installation en latex et œuvre sonore,
3 min, loop
FRANÇOIS MAURIN
Fasciné par les images, l’artiste réalise des œuvres répondant à des formes existant et persistant dans sa mémoire. À travers divers médiums comme le dessin, la peinture et la sculpture, l’artiste déploie différents projets qu’il mène parallèlement et qui interrogent nos rapports collectifs et individuels à la faculté d’imagination. François Maurin nous invite à abandonner tout langage, tout référent pour se laisser prendre par les images, qui catalysent toute communication entre les êtres et nous permettent d’appréhender l’inconnu, le Tiers. Les Tiers, assemblages de bois peints, de résine et de métal, sont des objets hybrides. François Maurin est un artiste français, diplômé de l’ENSBA en 2018. Il a bénéficié de plusieurs expositions personnelles en galerie (Vitrine 65, Galerie Marine Veilleux) et a participé à des expositions de collectives (Galerie SLAG & RX Paris, Galerie Jousse Entreprise, au Centquatre, au Musée de la Chasse et de la Nature et à l’espace culturelle Louis Vuitton). Au cours de sa résidence à Jakmousse, François MAURIN poursuivra son travail comme avec ses pièces « les singuliers » où les tensions nouent l’ambiguïté entre le volume et l’aplat. Entre sculptures peintes et peintures sculptées, il affinera une recherche de mise en apesanteur par la diversité des textures utilisées: des surfaces peintes en aplats, des couleurs franches et mattes et d’autres surfaces réfléchissantes en résine..
Photo François MAURIN
Corps latents
MARTIN KAULEN
Sa pratique artistique remet en question les récits occidentaux en adoptant une perspective divergente, ouvrant ainsi la voie à des lectures alternatives du discours historique dominant. Dans ses recherches les plus récentes, il emploie des matériaux issus de l’extractivisme pour une version critique de la mémoire coloniale. Il mobilise divers médiums, tels que la sculpture, l’installation, le dessin et des techniques de muséographie. Artiste visuel d’origine chilienne basé à Paris. Martin KAULEN est titulaire d’une Licence en Arts de la Universidad Católica du Chili et d’un Master en Production et Recherche Artistique de l’Université de Barcelone. Martin KAULEN a reçu la bourse Barcelona Crea (2023), la bourse Chile Crea (2022), la bourse de recherche OSIC Barcelona (2021).
Au cours de sa résidence à Jakmousse, Martin mènera une expérimentation sculpturale à partir de moulages en latex d’éléments architecturaux et ornementaux. Ces éléments, initialement réalisés en pierre et en plâtre, peuvent se déformer lorsqu’on les reproduit en latex. Il jouera avec la force de gravité et l’étirement pour tester les limites de leur élasticité. Il pense à l’imaginaire et à l’histoire que renferment le latex et le caoutchouc, à leurs origines dans des contrées lointaines et à leur expansion à travers le monde jusqu’à faire partie de notre quotidien. Il s’intéressera aux interprétations possibles de ce matériau lorsqu’il est utilisé pour recréer des formes et des volumes propres à l’identité visuelle occidentale.
Photo Martin KAULEN
Colonne, latex, dimensions variables